20/03/2005

Hai...

 

Allongé sur un lit en bois précieux, Hai prépare minutieusement ses boulettes d'opium qu'il fume tour à tour avec un ami dans une pipe en bambou. L'odeur est âcre et forte. C'est leur quatrième consommation du jour.

Surnommé "Hai xi ke" -Hai le drogué- par ses voisins, ce toxicomane ne cache pas sa maîtrise dans l'art de la boulette, appris dans les fumeries de Hanoï depuis les années de guerre.

"La qualité de l'opium et sa préparation avant chaque consommation sont deux facteurs décisifs de notre satisfaction", dit le quinquagénaire qui fait dix ans de plus, visage austère et pâle.

La drogue doit, selon lui, être brûlée par une lampe alimentée aux graisses de porc et non au pétrole. "Ces graisses sentent très bon", ajoute-t-il en buvant un thé vert fort et amer, mélangé à des tranquillisants pour partir plus loin encore.

"Mon père était un riche homme d'affaires à l'époque coloniale française. C'est par lui que j'ai fumé très tôt et connu des modes de choix et de préparation de l'opium qui, avec un usage modéré, est un médicament miracle", assure-t-il.

"Quand tu as des douleurs musculaires, à la tête ou à la gorge, elles disparaissent immédiatement après une ou deux boulettes", dit-il.

Plus de 90% de l'opium et des autres drogues importées au Vietnam proviennent du Triangle d'Or (Laos, Birmanie et Thaïlande) avant d'être consommées localement ou réexportées vers les marchés asiatiques ou occidentaux.

 

Source : http://vietoonet.free.fr/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=17


18:32 Écrit par Vietcong | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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